Les oiseaux d’hiver au Japon : le chidori, pluviers du rivage (1/3)

Dans la culture japonaise, l’hiver n’est pas seulement une saison de froid et de dépouillement. C’est aussi un temps de silence, d’écoute et d’attention aux signes discrets de la nature. Parmi ces signes, les oiseaux d’hiver occupent une place essentielle dans la poésie et les arts visuels. Cette série d’articles propose d’explorer trois oiseaux emblématiques de la saison froide : le pluvier (chidori), la grue (tsuru) et l’huîtrier du Japon (miyakodori). Ce premier volet est consacré au chidori, petit oiseau du rivage, modeste en apparence mais d’une richesse symbolique remarquable.


Le chidori, un oiseau du rivage

Au Japon, le terme 千鳥 (chidori) désigne plusieurs espèces de petits échassiers vivant près de l’eau : plages, estuaires, rivières ou zones humides. Leur présence est particulièrement marquée en automne et en hiver, ce qui explique leur rôle de kigo hivernal dans la poésie classique.

De petite taille, au corps nerveux, le chidori se déplace rapidement sur le sable, s’arrête, repart, puis s’envole soudainement dans un vol vif et ondulant. Observé en groupe ou isolé, il donne une impression de mouvement incessant, presque désordonné. Le kanji 千 (sen, mille) évoque d’ailleurs cette idée de multiplicité, d’oiseaux innombrables survolant le rivage battu par le vent.

Utagawa Utamaro, “Province de Mutsu, Rivière Noda” (Mutsuken no Nodagawa), estampe, vers 1790-1804, Maidstone Museum and Art Gallery, Kent, UK.

Symbolique du chidori : solitude, passage et persévérance

Parce qu’il vit à la frontière entre la terre et l’eau, le chidori est avant tout un oiseau de l’entre-deux. Dans la littérature japonaise, il apparaît souvent sur des plages désertes, au crépuscule ou sous un ciel d’hiver. Sa silhouette minuscule dans un vaste paysage marin accentue un sentiment de solitude paisible, parfois teintée de mélancolie.

Le cri aigu du chidori, perçant le silence hivernal, devient un motif sonore récurrent dans la poésie. Il ne rompt pas le calme, mais le rend perceptible. Cette présence discrète fait du chidori un symbole de l’impermanence et de la fragilité de l’existence.

Un jeu de mots ancien relie également chidori à l’expression 千取り, qui peut se lire comme « prendre mille ». De cette homophonie est née une symbolique de courage et de victoire, expliquant pourquoi le motif du chidori apparaît parfois dans des contextes guerriers ou comme ornement porteur de bon augure.

Lorsqu’ils sont représentés par deux, les chidori prennent enfin une dimension affective : ils deviennent un symbole d’union harmonieuse et de fidélité, thème que l’on retrouve aussi bien dans les arts décoratifs que dans la poésie.

Le motif du Chidori est présent dans tous les arts décoratifs japonais. Tissu, laque,

Le motif chidori dans les arts décoratifs

Le chidori est omniprésent dans les arts décoratifs japonais. Son graphisme simple et rythmé se prête parfaitement à la stylisation. On le retrouve sur des kimonos, des tissus teints ou brodés, des laques, des céramiques et même certains kamon (blason, emblème des grandes familles japonaises).

Souvent représenté en répétition, le motif suggère le mouvement continu, le vent sur l’eau et le passage du temps. Par un détail minuscule, il évoque un paysage entier.


Le chidori dans la poésie et le haïku

Dans le haïku et la poésie classique, le chidori est un kigo d’hiver fortement connoté. Il évoque les plages froides, le vent marin, la tombée du jour et l’errance du voyageur. Chez Bashō et d’autres poètes de l’époque d’Edo (1603-1868), le chidori n’est pas tant décrit visuellement qu’évoqué par son cri, élément sonore qui structure le paysage poétique.

Le chidori apparaît rarement comme un sujet central. Il agit plutôt comme un révélateur d’atmosphère, soulignant la vastitude du monde et la petitesse de l’être humain face à la nature.

Quelques exemples tirés du recueil “Haikus de bord de mer” aux éditions Moundarren :

ara iso ya hashiri naretaru tomochidori

habitués à longer

le rivage sauvage

une bande de pluviers

Kyorai (1651-1704)


iso chidori ashi wo nurashite asobi keri

les pluviers sur le rivage

à mouiller leurs pattes

s’amusent

Buson (1716-1784)


hoshizaki no yami wo miyoto ya naki chidori

le cap Hoshizaki dans l’obscurité

les cris des pluviers

m’invitent à regarder

Bashô (1644-1694)


kietemosemu ariakedzuki no hamachidori

la lune à l’aube

disparaissent

les pluviers sur le rivage

Chora (1729-1780)

Le chidori dans les estampes japonaises

Les artistes de l’ukiyo-e ont été sensibles à la force évocatrice de cet oiseau minuscule, dont quelques traits suffisent à suggérer le vent, l’eau et la saison.

Suzuki Harunobu, “La rivière de joyaux des pluviers, un endroit célèbre de la province Mutsu” (千鳥の玉川 陸奥名所), de la série “Les six rivières de joyaux” (六玉川), estampe, non datée, MET, New York.

Suzuki Harunobu

Chez Suzuki Harunobu (1725–1770), le chidori s’inscrit dans une vision profondément poétique et atmosphérique du paysage. L’estampe « La rivière de joyaux de la préfecture de Mutsu » (Mutsu no tamagawa), issue de la série des Six Rivières de Joyaux, en offre un exemple particulièrement évocateur. La scène se déploie sur une plage calme, presque irréelle, où la ligne du rivage s’étire dans une grande douceur.

Dans le ciel, des chidori traversent l’espace, esquissés par quelques traits légers et aériens. Ils ne constituent pas le sujet principal de l’image, mais leur présence est décisive : elle suggère la saison froide, le vent venu de la mer et une forme de solitude silencieuse. Chez Harunobu, le chidori agit comme un indice saisonnier et émotionnel, un souffle discret qui anime le paysage sans jamais le troubler. Il devient un élément de respiration visuelle, renforçant le caractère contemplatif de la scène et invite le regard à circuler. L’oiseau participe ainsi pleinement à l’esthétique de la suggestion propre au milieu de l’époque d’Edo, où l’émotion naît de ce qui est à peine montré.

Katsushika Hokusai, planche 38, in “Cent vues du Mont Fuji” (Fugaku hyakkei)), volume 2, ehon, 1834-1835.

Katsushika Hokusai

Chez Katsushika Hokusai (1760–1849), le chidori apparaît dans une relation plus directe et plus tendue avec le paysage. On le retrouve notamment dans la planche 38 du volume II de l’Ehon « Cent vues du mont Fuji » (Fugaku hyakkei). Dans cette image, le mont Fuji, bien que présent, n’est pas toujours immédiatement perceptible : le regard est d’abord attiré par le mouvement de l’eau, le rythme du paysage et la circulation de l’air.

Les chidori, minuscules face à l’immensité de la scène, traversent le ciel et longent l’eau, comme jouant avec la vague. Ils accentuent la sensation de froid et de vent. Leur présence introduit une échelle vivante dans un paysage dominé par les forces naturelles. Chez Hokusai, le chidori n’est pas seulement un marqueur saisonnier ; il devient un contrepoint fragile à la monumentalité du monde, soulignant la vulnérabilité, mais aussi la poésie et la douceur du vivant face à la puissance de la nature, thème central de toute la série des Cent vues du mont Fuji.

Kamisaka Sekka, “Rivière d’hiver” (Fuyu no kawa), in “Les Herbes de l’Eternité” (Momoyogusa), vol.3, 1909-1910.

Kamisaka Sekka

Avec Kamisaka Sekka (1866–1942), figure majeure du mouvement Rinpa (琳派)1 moderne, le motif du chidori connaît une interprétation radicalement différente, plus décorative et plus épurée. Dans son œuvre célèbre représentant une rivière en hiver animée par des chidori (tirée de la série Momoyogusa), Sekka réduit le paysage à quelques éléments essentiels : l’eau froide, les rives suggérées, le rythme des oiseaux et le silence des roseaux glacés.

Les chidori, stylisés à l’extrême, deviennent presque des signes graphiques. Leur répétition crée une cadence visuelle qui évoque à la fois le mouvement du courant et le souffle du vent hivernal. Ici, l’oiseau n’est plus un simple détail narratif ou poétique : il est un motif structurant, capable de condenser la saison, l’atmosphère et l’émotion en une composition d’une grande modernité.

Cette approche fait écho à l’usage du chidori dans les arts décoratifs traditionnels, tout en annonçant une sensibilité résolument contemporaine.

  1. Rinpa, littéralement “école de Kôrin”. Cette école prônait un art décoratif ancré dans la tradition Yamato-e où des sujets simples tirés de la nature dans un style sobre sur fond doré marquait leur profonde nostalgie pour les arts des époques anciennes.

Un oiseau d’hiver au cœur de la sensibilité japonaise

Discret, presque effacé, le chidori incarne pourtant une esthétique profondément japonaise : l’attention portée aux êtres modestes, la beauté du fugitif et le dialogue constant entre nature et émotion. Oiseau du rivage et du passage, il ouvre cette série hivernale comme une invitation à regarder autrement les paysages silencieux de l’hiver.

Dans les prochains articles, nous nous tournerons vers la grue (tsuru), oiseau de longévité et de majesté, puis vers l’huîtrier du Japon (miyakodori ), oiseau du souvenir et de la nostalgie poétique.

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Sources

  • COLLET Hervé, CHENG Wing fun, Haikus du bord de mer, éditions Moundarren, 2023.
  • HILLIER Jack, The Art of Hokusai in Book Illustration, Sotheby Parke Bernet Publications, University of California Press, 1980.
  • KERVERN Alain, Le vent du nord, Grand Almanach Poétique japonais, Livre V, L’Hiver, Editions Folle Avoine, 1994.
  • MOSCATIELLO Manuela (présenté et traduit par), Kamisaka Sekka, Les Herbes de l’Eternité, éditions Philippe Picquier, 2013.
  • MURASE Mieko, L’art du Japon, Encyclopédie d’aujourd’hui, La Pochothèque, Librairie Générale Française, 1996.

(c) Le Japon avec Andrea

Quand le Serpent s’enroule autour de 2025 : traditions et contes folkloriques 🐍

Le Serpent dans le Folklore et l’Imaginaire Japonais : Entre Crainte et Vénération

Le serpent (hebi – 蛇) occupe une place singulière dans la culture japonaise, oscillant entre crainte et respect profond. Tantôt gardien des eaux, figure protectrice et symbole de fertilité, tantôt créature menaçante et rusée, il incarne une ambivalence fascinante qui se reflète dans les contes, les légendes et les lieux sacrés du Japon.

Nishizawa Tekiho, Unai no mono (うないのとも), 1924, Bibliothèque nationale de la Diète (国立国会図書館).

Le Serpent Protecteur : Symbole de Fertilité et de Prospérité

Dans certaines croyances rurales, le serpent est associé aux divinités de l’eau et de la récolte. Il est parfois vu comme le messager des kami (divinités shintoïstes), capable de protéger les foyers et les terres agricoles. Par exemple, dans la préfecture de Kumano, les temples dédiés à Benzaiten (déesse de l’eau, de la musique et de la sagesse) honorent souvent les serpents blancs, considérés comme ses messagers.

Dans les croyances populaires, il est aussi associé à la protection, surtout dans les sanctuaires shintoïstes où des statues de serpents sont parfois utilisées pour éloigner les mauvais esprits.

De la même manière, dans certains contes folkloriques japonais, un serpent prend la forme d’un jeune homme ou d’une fille pour devenir le partenaire d’un humain et l’aider à surmonter son quotidien pénible. Cependant, un humain et un animal fantastique ne peuvent vivre éternellement heureux et survient un malheur (souvent provoqué par l’humain et sa curiosité) qui renvoie l’animal dans son monde, laissant l’humain et sa progéniture au désespoir (par exemple dans le conte “Le serpent du ciel”)1. D’autres fois, c’est un serpent élevé par un couple d’humains mais sa forme et sa nature profonde l’empêchent de s’intégrer vraiment au monde des humain et il finit par se sacrifier pour garantir la prospérité du couple qui l’avait recueilli (voir le conte “Haze, le serpent reconnaissant”)2. Il existe aussi des versions où c’est l’humain qui décide de renoncer à son monde par amour et à rejoindre le serpent dans son élément aquatique (par exemple dans le conte “La mare à Oyoshi”)3.

  1. BIHAN-FAHOU Françoise et SHINODA Chiwaki, traduit du japonais et présenté par, “De serpents galants et d’autres”, éd. Connaissances de l’Orient, Gallimard, 1992, p.180-181.
  2. BIHAN-FAHOU Françoise et SHINODA Chiwaki, traduit du japonais et présenté par, “De serpents galants et d’autres”, éd. Connaissances de l’Orient, Gallimard, 1992, p. 191-192.
  3. BIHAN-FAHOU Françoise et SHINODA Chiwaki, traduit du japonais et présenté par, “De serpents galants et d’autres”, éd. Connaissances de l’Orient, Gallimard, 1992, p.244-247.

Le Serpent Malveillant : Créature de Défi et de Destruction

À l’opposé, certaines légendes présentent le serpent comme une créature redoutable. L’exemple le plus emblématique est celui de Yamata no Orochi, un serpent à huit têtes et huit queues qui terrorisait le pays d’Izumo avant d’être terrassé par le dieu Susanoo. On trouve la description de ce monstre à huit têtes dans le Kojiki (Receuil des faits anciens, 712, ouvrage marquant le début de la littérature japonaise) et le Nihon shoki (Annales du Japon, 720) il a “huit queues et huit têtes, ses yeux sont rouges comme des physalis, et il exhale un souffle venimeux semblable à des flammes. Son corps s’étend sur huit vallées et huit montagnes. Sur son dos poussent de la mousse, des cèdres et des cyprès. Tout le long de son ventre est parcouru de rivières de sang, et ses chairs sont constamment incandescentes”1. Ce mythe raconte à la fois la dangerosité du serpent et le pouvoir héroïque de ceux qui osent l’affronter.

Hors de la mythologie, la figure du serpent comme figure maléfique est souvent présente dans les contes folkloriques. Pour exemple les contes “Le serpent épinglé”(pp. 231-232) et “Le serpent samouraï” (pp.233)2.

Katsushika Hokusai, Obsession (しうねん), vers 1830.

Dans le monde de l’art, la figure du serpent est souvent utilisée pour sa forme facilement changeante, mais aussi pour son potentiel dramatique. Dans l’image ci-dessus, le serpent représente la jalousie obsessive qui l’on dit perdurer après la mort. C’est pour ça que les esprits des femmes jalouses (très présentes dans les histoires populaires) qui viennent hanter leur amant, sont souvent représentée sous forme de serpent. Ici il enlace une tablette funéraire placée à côté d’offrandes.3

Le serpent est donc souvent perçu comme une créature à la fois puissante et redoutée, mais aussi capable de transformation, un symbole de renouveau et de changement.

  1. JOLLIVAT Sylvain, Esprits et créature du japon : rencontres à l’heure du boeuf, éd. You Feng, p.12.
  2. Toujours tiré du recueil “De serpents galants et d’autres” traduit du japonais et présenté par BIHAN-FAHOU Françoise et SHINODA Chiwaki, éd. Connaissances de l’Orient, Gallimard, 1992.
  3. https://publicdomainreview.org/collection/hokusai-s-ghost-stories-ca-1830/

2025 – année du serpent

L’année 2025 est placée sous le signe du Serpent dans l’astrologie chinoise. Dans cette tradition, chaque signe du zodiaque est associé à une série de qualités et d’influences qui marqueront l’année. Le Serpent est souvent perçu comme un symbole de sagesse, de discrétion et de réflexion. Les personnes nées sous ce signe sont souvent vues comme mystérieuses, astucieuses et dotées d’une grande intuition. En 2025, ces caractéristiques seront renforcées, incitant à une période de réflexion profonde et de prudence dans les choix à venir.

Mi et Hebi, deux kanji différents pour un même animal

En japonais, le mot “Serpent” peut être exprimé de deux façons principales : hebi (蛇) et mi (巳). Bien que ces deux termes désignent le même animal, leur utilisation diffère. Le terme mi (巳) est spécifiquement utilisé pour désigner l’année du Serpent dans le zodiaque chinois et japonais, alors que hebi (蛇) est utilisé dans la langue courante.

Pourquoi ne pas utiliser le kanji hebi (蛇) pour ce contexte ? Le kanji mi (巳) est un caractère plus ancien et fait partie des douze signes du zodiaque traditionnel chinois et japonais, représentant les années et non simplement l’animal en soi. Le choix de mi renvoie ainsi à une tradition plus ancrée dans les croyances chinoises et japonaises, où chaque animal du zodiaque est lié à un cycle astrologique.

Je te souhaite donc une excellente année sous le signe du serpent et me réjouis de te retrouver au détour d’une future activité, en ligne ou en présentiel.

Kōno Bairei, Serpent, in Bairei gakan, vers 1890.

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Si les signes du zodiaques japonais t’intéressent, tu peux aller lire mon article sur le signe du lapin.

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(C) Le Japon avec Andrea

JAPONAIS quiz : particules (1)

C’est parti…

Exercices bonus

Traduis chaque phrase en français, puis réponds aux différentes questions selon tes goûts. N’hésite pas à me partager tes réponses par retour de mail !

Les réponses

1. は, の, の / 2. が / 3. は, の, は, の / 4. が / 5. が, が

Traduction

1. De quoi parle ce livre ? (Litt. Ça, c’est un livre de quoi ?)

— C’est un livre de japonais.

2. Est-ce que tu comprends le japonais ?

— Oui, un peu.

3. Ce CD, est-ce que c’est un CD de japonais ?

— Non, c’est un CD de musique.

4. Est-ce que tu aimes la musique ?

Oui, j’adore la musique.

5. Quel genre de musique aimes-tu ?

— J’aime la musique classique.

(C) Le Japon avec Andrea

La roue des kigo d’été

Bon, ok , c’est toujours pas une roue, mais l’essentiel est là!

Tu es en panne d’inspiration?

Tu n’arrives pas à choisir un kigo ?

Tu veux un peu de fun dans ta vie ?

Bam, voilà une petite joie à ajouter à ta liste aujourd’hui!

Mode d’emploi

Fais une capture d’écran (ou une photo avec ton téléphone si tu ne sais pas ce qu’est une capture d’écran…) de ma petite animation ci-dessous pour découvrir le kigo à utiliser aujourd’hui !

L’idée te plait?

Découvre ma boite à outils spécial écriture de haiku!

Le principe?

Des jeux, des défis, des explications et des exercices concrets pour réellement comprendre et intégrer les notions recherchées dans tout bon haiku qui se respecte (dixit Bashô) :

  • des kigo efficaces
  • les mots de césures
  • la recherche de la simplicité
  • la maîtrise de la suggestion (au détriment de la description)
  • la légèreté
  • l’humour
  • la confrontation de l’immuable et de l’éphémère
  • etc.

Une fois que tu t’es procuré la boite à outils, tu y auras accès indéfiniment ainsi qu’à toutes les mises à jours (et nouveautés).

Infos et inscription ici !

Le livre du mois- juillet 2023

Le Rêve de Ryûsuke

Durian Sukegawa

Quel âge avait-il à l’époque? Quand sa mère lui avait montré une photo de l’île où s’était installé, seul, ce Sôichi Hashida dont elle lui parlait tant. Elle lui avait expliqué qu’il allait consacré sa vie à confectionner du fromage sur cette terre perdue au milieu de l’océan.

Même aux oreilles de l’enfant qu’était Ryôsuke, la voix de sa mère avait pris une intonation particulière.

Ce à quoi avait échoué son époux, cet ami intime s’y réessayait, loin d’ici. Lorsqu’elle l’avait expliqué à son fils, c’était la femme en elle qui parlait.

Sôichi, il garde toujours espoir.*

Un récit tout en délicatesse abordant des sujets forts comme le mal-être, la difficulté de trouver sa place dans une société où la quête du succès l’emporte sur tout le reste et les sacrifices qui jonchent le chemin menant à la réalisation de nos rêves. La description des paysages insulaires changeants et les caractères attachants des protagonistes font de ce livre un incontournable de mes lectures d’été.

Au plaisir de lire tes commentaires!

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*SUKEGAWA Durian, Le Rêve de Ryôsuke, éd. Le livre de poche, 2018, p.95.

Quiz Haiku #1

Pour s’amuser un peu est varier mes publications instagram sur le thème du haiku, je t’ai proposé un petit quiz.

Voici un de mes haiku, à toi de choisir qu’elle 3e ligne est la plus appropriée?
….
sous la bouillotte
je compte mes cheveux blancs


A. et le temps file…
B. dans un bâillement
C. poussière de vie

….

Quelle réponse as-tu choisie ?

Voici mon retour en vidéo (7 minutes).

Bisous

Août en musique !

Si vous n’avez pas encore réservé la date, c’est le moment! Les Safer Sax Girls en concert jeudi 19 août 2021 à 18h30 lors des Jeudis de l’été de l’Espace Gaimont! C’est déjà la semaine prochaine!!!
Venez avec vos grillades et pique-nique (plancha à disposition) et n’oubliez pas les artistes: CONCERT AU CHAPEAU !
On se réjouit énormément de vous retrouver au soleil et dans la bonne humeur!
Sita & Andréa
www.safersax.com
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