Haiku | Challenge Haiga d’été, au fond de la toile

10 oeuvres d’art pour écrire tes meilleurs haiku d’été !

Variation autour du haiga | été 2026

Le principe

Cet été, je te propose un challenge autour du haiga (haiku illustré) pour explorer la notion d’espace entre les mots et les images, ou comment éviter d’illustrer littéralement un poème, mais bien de créer une œuvre à part entière.

Le principe est simple : tous les trois jours, tu reçois une peinture (accès sur ma plateforme de formation en ligne) pour t’inspirer un haiku. C’est une variante du haiga traditionnel, ici on part de l’image pour écrire un haiku. Face à l’oeuvre, une seule règle : ne répète pas ce que tu vois. Le poème ne raconte pas l’image, mais vient la sublimer en exprimant émotions et ressentis, en évitant de partir dans la description de ce que tu y vois.

Le haiku se trouve dans l’espace qui se crée entre l’œuvre et toi.

Tu veux un exemple concret ?

Claude Monet, Marine, 1882 (cette image ne fait pas partie de la sélection du challenge). Source image : https://commons.wikimedia.org

Un haiku un peu trop descriptif :

la mer au matin

je respire doucement

dans le bleu du ciel

AVillat, 2026

Pourquoi trop descriptif ? Entre l’image et le poème on retrouve les même éléments : la mer, le bleu, l’aube, la tranquilité, le calme.

Un exemple plus aventureux :

à ma fenêtre

je rêve de tempête

premières chaleurs

AVillat, 2026

Ici le kigo (premières chaleurs) ne répète pas l’image et on trouve une forte friction entre la douceur de l’oeuvre de Monet et l’évocation de la tempête. Ce que l’on voit depuis la fenêtre pourrait être la vue de Monet, avec cette anticipation des grosses chaleurs qui vont bientôt s’abattre sur nous, mais qui pour l’instant sont encore retardées par la fraîcheur du matin. Le spectateur a tous les éléments pour se raconter une histoire tout en étant ancré dans une saison, mais sans être coincé dans une seule interprétation (cf. l’exemple 1 un peu trop descriptif où tout est logique mais où il manque la place du lecteur).

Dans ce deuxième exemple, la scène est non seulement moins étriquée et les ressentis plus fort, mais le lecteur est également plus actif dans l’ensemble : il ne lit pas juste le poème, il le met en rapport à l’image et ressent ce qui n’est pas dit dans le poème lui-même.

Que penses-tu de cette approche ?

Comment ça marche

  • Dates : Du 1er au 31 juillet 2026, une oeuvre tous les 3 jours.
  • Kukai de clôture : dimanche 02 août 17h30.
  • Options payantes facultatives pour un accompagnement sur mesure.

Du 1er au 31 juillet, une nouvelle oeuvre sera proposée tous les 3 jours pour s’inspirer, se laisser le temps d’écrire et d’être en vacance!

Il y a 10 oeuvres en tout, choisies sur le thème de bord de mer. Cette sélection est tout à fait subjective, j’ai choisis des peintres et des oeuvres qui me plaisent.

Tu travailles à ton propre rythme, depuis tes émotions, en t’inspirant de l’image.

Tu peux partager tes poème directement sur la plateforme dans l’option commentaire ou les partager sur Instagram et Facebook en utilisant le hashtag : #ljaa_challengehaiga et en me tagant @lejaponavecandrea_haiku.

On se retrouve pour un kukai virtuel (réunion de poème pour lire nos poèmes, choisir ceux qui résonnent le plus et enfin partager nos expériences) de clôture le dimanche 02 août (replay disponible directement sur la plateforme).

Pour t’inscrire

Etape 1 – Remplis le formulaire d’inscription ci-dessous.

Etape 2 – Reçois un mail de confirmation avec les liens directs vers les options du challenge (gratuit ou payant)

Etape 3 – Tu choisis ton option et te crée un compte sur ma plateforme de formation en ligne Thinkific. Enregistre bien ton identifiant et ton mot de passe pour avoir accès aux oeuvres.

Etape 4 – A partir du mercredi 1er juillet tu auras accès directement aux oeuvres dans ton “Tableau de bord” sur la plateforme Thinkific (menu d’en-tête).

Tes options

  • Gratuit
    • Les 10 œuvres révélées tous les 3 jours
    • Kukai de clôture dimanche 02 août sur Zoom (replay disponible)
    • Partage dans le groupe
  • Le Compagnon de Voyage — 35 CHF
    • Tout l’accès gratuit inclus
    • Un kigo pour chaque oeuvre
    • Une fiche kigo détaillée avec exemple classique et analyse
    • 30 min d’échange personnalisé en visio sur Zoom

Pour un exemple concret de ce que tu trouveras dans l’accompagnement Compagnon de Voyage, retrouve l’image et la fiche kigo en exemple juste ici.

  • Masterclass Haiga — 80 CHF

2h d’atelier en ligne enregistré pour te donner toutes les clés pour illustrer toi-même tes haiku dans les règles de l’art

Les Bundles

Compagnon de Voyage + Boîte à outils — 75 CHF au lieu de 90 CHF
(Compagnon 35 CHF + Boîte à outils 55 CHF)

Compagnon de Voyage + Masterclass Haiga — 98 CHF au lieu de 115 CHF
(Compagnon 35 CHF + Masterclass Haiga 80 CHF)

Questions fréquentes

Faut-il déjà connaître le haiku ?
Non. L’accès libre est ouvert à tous les niveaux. Si tu débutes et que tu veux approfondir les notions du haiku, les fiches kigo du Compagnon de Voyage sont là pour te donner des repères, même si tu débutes. Tu peux aussi prendre le bundle avec “la boîte à outils” qui est une sorte de bibliothèque d’outils pour mieux comprendre l’univers du haiku et comment écrire de façon plus consciente et dans l’esprit classique du haiku japonais.

Je rate des jours car je suis en vacances, est-ce un problème ?
Pas du tout. Tu travailles à ton rythme. Le kukai de clôture est disponible en replay et les fiches Compagnon restent accessibles après la fin du challenge. Si tu veux échanger avec les autres participants c’est mieux d’être actif durant le mois de juillet, mais pas de pression d’un jour à l’autre.

Est-ce qu’il faut savoir dessiner pour la Masterclass ?
Non. La Masterclass Haiga t’enseigne les principes de composition du haiga : comment l’image et le poème coexistent sans s’expliquer l’un l’autre. Les techniques sont accessibles quel que soit ton niveau.

(C) Le Japon avec Andrea, 2026.

Challenge haiga été 2026 | Compagnon de Voyage | Exemple de fiche kigo complète

Voici une oeuvre de Monet choisie pour servir d’exemple et te donner envie de participer au challenge haiga de cet été et pour aller plus loin, de te procurer l’option Compagnon de Voyage.

Claude Monet, Marine, 1882.

Le principe est de t’inspirer de cette oeuvre de Monet pour écrire ton haiku SANS répéter ce que tu vois. Le poème doit venir sublimer l’oeuvre d’art, pas la raconter autrement et décrire ce que tu y vois. Le haiku se trouve dans l’espace qui se crée entre l’oeuvre et toi, trouve les mots pour exprimer émotions et ressentis sans partir dans la description de l’image.

Dans le Compagnon de Voyage, je te propose pour chaque oeuvre un kigo adapté et son explication détaillée pour que tu puisse l’ajouter à tes outils d’écriture.

Pour cette oeuvre de Monet je te propose comme kigo d’été : natsmeku 初夏, un air d’été.

La fraicheur de l’aube naissante, le calme des vagues et et la douceurs des couleurs évoquent le début de l’été, chaud et lumineux, tout comme natsumeku.

Le kigo 夏めく — Natsumeku — Un air d’été

夏めく (natsumeku) appartient à la famille des 時候 (jikō), les kigo de temps et de saison et à la catégorie des kigo de début d’été 初夏 (shoka). Il désigne un mouvement, un devenir, le monde qui se fait été. Variante : 夏きざす (natsu kizasu), l’été qui pointe, qui germe.1

Traduction possibles :

  • un air d’été
  • début d’été
  • premier signe de l’été
  • l’été commence

Les fleurs du printemps se sont éparpillées, le monde bascule dans les verts touffus, les températures montent et l’air se pare d’un parfum estival. La vie quotidienne elle-même se transforme : on sent que l’été est là.2

  1. https://www.haiku-kigo-ichiran.net/natsumeku/ (source en japonais, consulté le 21.06.2026).
  2. https://kigosai.sub.jp/?s=%E5%A4%8F%E3%82%81%E3%81%8F&x=0&y=0 (source en japonais, consulté le 21.06.2026).

Ce qu’il évoque

Natsumeku est un kigo de la transition, ce moment suspendu où le printemps n’est plus tout à fait là et où l’été n’est pas encore pleinement installé. Ce n’est pas la chaleur lourde de juillet, c’est quelque chose de plus discret et de plus vibrant : la lumière qui change d’angle, l’odeur de l’herbe chauffée en fin d’après-midi, les manches qu’on retrousse sans même y penser, le ciel qui prend cette qualité de bleu un peu plus vif, presque impatient.

On peut ajouter le suffixe “-meku” à chacune des quatre saisons, pour créer des expressions saisonnières évoquant l’arrivée de ces saisons. Ce que natsumeku saisit, c’est la sensation avant le fait accompli. L’été n’est pas encore là, mais on le reconnaît déjà dans la façon dont la lumière du soir s’attarde, dans le premier insecte qu’on entend, dans le tissu d’une robe qu’on sort pour la première fois.1

  1. http://sogyusha.org/saijiki/02_summer/natsumeku.html (source en japonais, consulté le 21.06.2026).

Comment l’utiliser dans un haiku

La force de natsumeku est qu’il peut s’appliquer à n’importe quel détail concret (un visage, une rivière, un reflet, une plante,…) pour faire sentir ce basculement de saison. Il fonctionne souvent en début ou en fin de vers, posant une atmosphère que l’image complète.

Ce kigo se prête bien à une écriture du regard : observer un seul détail précis (une couleur, un son, une texture) et laisser natsumeku donner la clé de lecture.

Exemples :

les yeux entrouverts

entre les plis des rideaux

un air d’été

AVillat 2026

le bruit des vagues

derrière la vitre

commence l’été

AVillat 2026

Haiku classique

Watanabe Suiha 渡辺水巴 (1882–1946)

活字よく組めて余白の夏めきぬ
katsujiyoku kumete yohaku no natsumekinu

les caractères

bien agencés et dans les

marges un air d’été

Poème original trouvé sur https://www.haiku-kigo-ichiran.net/natsumeku/ , ligne 85. Traduction LJAA, tous droits réservés.

Le poète — 渡辺水巴 (Watanabe Suiha, 1882–1946)

Watanabe Suiha naît à Tokyo en 1882, fils aîné du peintre Watanabe Seitei 渡辺省亭 (1852–1918). Il étudie auprès de deux grandes figures du haiku moderne, Naitō Meisetsu 内藤鳴雪 (1847–1926) puis Takahama Kyoshi 高浜虚子 (1874–1959)1, avant de fonder et de diriger sa propre revue de haiku, Kyokusui (曲水) “Eau sinueuse”, en référence à une coutume littéraire héritée de Chine.

Ce jeu voyait les poètes s’asseoir au bord d’un ruisseau sinueux dans un jardin, puis ils composaient des poèmes ou des chansons, avant de laisser flotter une coupe depuis l’amont. Les participants la ramassaient, buvaient le saké, puis la laissaient repartir. Autrefois, c’était l’une des fêtes annuelles qui se déroulaient le troisième jour du troisième mois lunaire à la cour impériale et dans les résidences nobles.2

Il publie plusieurs recueils, parmi lesquels Suiha kuchō, Kumazasa et Hakujitsu. Il meurt en 1946, à l’âge de 65 ans.3

  1. https://yeahscars.com/haijin/suiha (source en japonais, consulté le 21.06.2026).
  2. https://kotobank.jp/word/%E6%9B%B2%E6%B0%B4%E3%81%AE%E5%AE%B4-53247 (source en japonais, consulté le 21.06.2026).
  3. https://www.weblio.jp/content/%E6%B8%A1%E8%BE%BA%E6%B0%B4%E5%B7%B4 (source en japonais, consulté le 21.06.2026).

Analyse du haiku

活字よく組めて余白の夏めきぬ
katsujiyoku kumete yohaku no natsumekinu

  • 活字 katsujī — les caractères d’imprimerie, les types mobiles
  • よく組めて yoku kumete — bien composés, bien agencés
  • 余白 yohaku — les blancs, les marges, l’espace vide de la page
  • no — particule de possession/appartenance
  • 夏めき natsumeki — se sont mis à sentir l’été, ont pris un air estival
  • nu — l’auxiliaire ぬ de l’accompli.

Le haiku se construit en deux gestes et sa force tient dans le pont qui les relie. Le premier geste est concret, presque artisanal : quelqu’un compose une page. Des caractères d’imprimerie qu’on agence, qu’on ajuste, jusqu’à ce que la mise en page soit bonne. C’est un travail de précision, silencieux, méthodique.

Le second geste est d’un tout autre ordre : dans les marges, dans ce qui n’a justement pas été rempli par le travail du compositeur, dans le vide, l’incertain, quelque chose se passe. L’été s’y installe.

Le mot “marges” porte tout le poids du basculement. Les marges ne sont pas un simple décor laissé vide ; elles deviennent le lieu actif du poème, un espace ouvert qui peut accueillir la saison. Le travail humain (bien agencer les caractères) et le mouvement du monde (l’air qui se fait été) se déroulent dans le même espace, mais dans des endroits légèrement différents : l’un dans le plein, l’autre dans le vide.

Cette tension entre plein et vide renforce le kigo natsumeku. Ce mot de saison désigne un état atteint, un seuil franchi (porté par le ぬ de l’accompli en japonais)1, mais ne s’attache à rien de spectaculaire (ni fleur, ni chaleur, ni insecte). Il s’attache au blanc d’une page. À cet espace qui n’a pas été encré.

On peut y lire une forme d’humilité de l’observation poétique : Suiha, fils de peintre, élevé dans un regard attentif à la composition visuelle, ne cherche pas l’été dans la nature qui l’entoure, mais dans le tout petit espace d’un geste de travail quotidien. La saison n’a pas besoin de grandeur pour se révéler, elle se love dans la marge d’une page bien faite, dans ce presque-rien qui, soudain, devient sensible.

  1. Le kireji (mot de césure) ぬ (nu) marque qu’une action ou un changement d’état s’est pleinement réalisé — pas en train de se faire, mais arrivé à son terme. C’est différent de た (ta), qui peut être un simple passé narratif : ぬ (nu) porte une nuance de constat, presque d’aboutissement, parfois avec une légère charge émotionnelle d’étonnement ou de soulagement devant le fait accompli.

Regard croisé — Marine (1882), Claude Monet

Natsumeku désigne ce moment où l’on perçoit l’été avant qu’il ne soit pleinement là : un seuil, une sensation qui précède le fait. C’est un peu ce que capture Monet dans Marine.

Cette huile sur toile de 53,8 × 65,3 cm, peinte à Pourville sur la côte normande, ne représente pas la mer avec précision : c’est une étendue de lavis bleus et verts, presque translucides, que traversent quelques touches de rose et d’ocre à l’horizon. Ce qui retient le regard, c’est autant ce que la peinture ne dit pas — ces zones presque vides, ces blancs irisés en bas du tableau — que ce qu’elle montre.La toile ne montre pas un été établi, avec son ciel franc et ses couleurs tranchées ; elle montre une lumière hésitante, une ligne d’horizon où le rose et l’ocre affleurent à peine entre deux étendues de bleu et de vert. Rien n’est encore fixé. L’eau, le ciel, le sable se confondent dans une matière commune, comme si la saison elle-même n’avait pas encore choisi sa forme. C’est cette qualité suspendue, ce passage qui n’est ni tout à fait l’un ni tout à fait l’autre, que natsumeku nomme en un seul mot : non pas l’été, mais ses prémisses.

Mini-exercice

Réfléchis à ce détail infime qui pour toi déclare que l’été est arrivé. Une odeur, une lumière, un son, la texture d’un tissu ou d’une surface. Essaie de l’écrire en trois vers sans utiliser plusieurs mots de saison, mais en laissant natsumeku porter la saison à lui seul.

Cette fiche est une version « aperçu » des fiches que tu retrouveras dans le Compagnon de Voyage (35 CHF) du challenge haiga. Une exploration approfondie de chaque kigo, avec ses racines, des exemples classiques et un espace pour t’inspirer.

Pour t’inscrire

Etape 1 – Remplis le formulaire d’inscription ci-dessous.

Etape 2 – Reçois un mail de confirmation avec les liens directs vers les options du challenge (gratuit ou payant)

Etape 3 – Tu choisis ton option et te crée un compte sur ma plateforme de formation en ligne Thinkific. Enregistre bien ton identifiant et ton mot de passe pour avoir accès aux oeuvres.

Etape 4 – A partir du mercredi 1er juillet tu auras accès directement aux oeuvres dans ton “Tableau de bord” sur la plateforme Thinkific (menu d’en-tête).

Je te propose 3 options pour explorer cet univers à ton rythme.

  • Gratuit :
    • tu as accès aux 10 oeuvres (révélées tous les 3 jours)
    • tu as accès au kukai de clôture début aout (replay dispo).
  • Le Compagnon de Voyage | 35 CHF :
    • tu as accès aux avantages de la version gratuite
    • tu as aussi accès à un kigo adapté, une fiche kigo détaillée avec exemple classique, un exemple de haiku choisi pour l’oeuvre
    • je t’offre 30min d’échange personnalisé en visio (différents créneaux disponibles en juillet et aout).
  • Masterclass Haiga | 80 CHF :
    • 2h d’atelier en ligne enregistré pour te donner les clés pour illustrer toi-même tes haiku dans les règles de l’art.
    • un workbook avec références historiques, astuces matériel et exercices de mise en pratique
  • Bundles :
    • Compagnon (35chf) + Boite à outils (55chf) : 75chf au lieu de 90 chf
    • Compagnon (35chf) + Masterclass Haiga (80 chf) : 98 chf au lieu 115 chf

(C) Le Japon avec Andrea, 2026.

Stage créatif / Voyage poétique (initiation au carnet de voyage)

Viens explorer ta créativité à travers différents exercices mêlant écriture, dessin et travail de la couleur, faisant de ton carnet une invitation au voyage. Ce voyage poétique et créatif sera accompagné d’une collation et chaque jour sera l’occasion d’un exercice spécifique conçu pour éveiller ta curiosité et explorer le matériel connu ou inconnu à disposition.

Ce cours est destiné à un public plutôt débutant dans le maniement du pinceau et le travail artistique en général. Je proposerai différentes techniques et différents matériaux et supports pour explorer la page et les sensations liées à la création en général.

Détails du stage

  • Dates : Du 5 au 9 août 2024
  • Heures : De 10h à 12h
  • Lieu : Espace Gaimont (9 ch. Gaimont, 1213 Petit-Lancy)
  • Prix : 275 CHF par personne*
  • Adultes & adolescents dès 14 ans

*Si tu t’inscris en couple ou à 2 stages d’été, tu as 20% de réduction ! Avant de t’inscrire, envoie-moi un mail pour recevoir ton bon réduction !

Rejoins-nous pour une semaine de créativité, de découverte et de plaisir artistique !

Programme

Découvre Ton Potentiel Artistique avec ce Stage de Carnet de Voyage !

Rejoins-nous du 5 au 9 août 2024 pour un stage intensif et inspirant, conçu pour approfondir ta pratique du carnet de voyage. Situé dans le cadre paisible de l’Espace Gaimont, ce stage t’offre l’opportunité unique de développer tes compétences artistiques en plein air, sous la guidance experte de notre instructrice passionnée.

Pourquoi participer à ce stage ?

  1. Introduction au Carnet de Croquis et Exploration des Matières et des Textures
    • Bénéfices : Explorez une variété de matériaux artistiques tels que les crayons, la peinture, les neocolors et les pastels gras pour créer des textures riches et variées. Stimulez votre curiosité et votre créativité.
    • Ce que vous allez pratiquer : Utilisation de différents outils pour des effets visuels et tactiles variés.
  2. Les Bases du Dessin
    • Bénéfices : Affinez votre capacité d’observation et apprenez à capturer des formes, des proportions et des détails avec précision. Améliorez votre confiance en dessinant des croquis réalistes et expressifs.
    • Ce que vous allez pratiquer : Techniques de dessin de base, y compris les lignes, les traits et les dégradés.
  3. Introduction au Haiku
    • Bénéfices : Découvrez l’art du haiku et apprenez à exprimer des émotions et des images puissantes en quelques mots. Enrichissez votre carnet de croquis avec une nouvelle dimension littéraire.
    • Ce que vous allez pratiquer : Création de haikus et intégration de la poésie dans vos dessins.
  4. Introduction à l’Aquarelle
    • Bénéfices : Maîtrisez les techniques de base de l’aquarelle, apprenez à contrôler l’eau et les pigments pour créer des œuvres lumineuses et expressives. Développez votre sensibilité à la couleur et à la lumière.
    • Ce que vous allez pratiquer : Techniques de lavis, création de palettes harmonieuses, coloration.
  5. Choix et mise en page personnalisée
    • Bénéfices : Apprenez à combiner harmonieusement mots et dessins pour composer des pages de carnet cohérentes et esthétiques. Développez vos compétences en composition visuelle et racontez des histoires captivantes à travers vos croquis.
    • Ce que vous allez pratiquer : Intégration des textes et dessins, techniques de composition de page.

Ce plan de stage est conçu pour t’offrir une expérience complète et enrichissante, te permettant d’explorer et de développer tes compétences artistiques dans un cadre inspirant et soutenant.

Contact

Andréa Villat

lejaponavecandrea@gmail.com

077 471 40 85

Rejoins-nous à l’Espace Gaimont pour une expérience créative inoubliable !

Haiku décortiqué #4 : Santôka

Pour ce nouvel “haiku décortiqué”, je t’invite à découvrir un haiku d’automne de Santôka Tenada (1882-1940), moine zen, vagabond et poète.

Petite récapitulation de ce qu’on attend d’un haiku classique:

  • la métrique 5-7-5, qui donne au haiku classique tout son sens et rend le poème réutilisable dans différentes situations (renga).
  • 1 kigo ou mot de saison qui pose un décor, provoque des images et des sensations dans l’imaginaire du lecteur
  • 1 mot de césure qui viendra donner de la profondeur au poème en suggérant une émotion plus ou moins intense.

L’analyse en image :

*haijin = poète haiku

La métrique 5-7-5

Ici la métrique 5-7-5 n’est pas respectée, mais c’est un choix délibéré et même revendiqué par l’auteur.

En effet, Santôka fait partie de cette nouvelle vague de haijin du début du 20e siècle qui voyaient la forme classique du haiku comme obsolète et figée dans un carcan de règles et d’images ayant perdu leur sens. Il prônait donc l’abandon de la métrique ainsi que l’utilisation du kigo (mot de saison) au profit d’une forme poétique complétement libre. Pour lui la poésie repose sur la “pure expérience” du poète et de sa manière unique de la retranscrire et de la partager au monde.1

Avec ce poème, j’ai envie de t’inviter à la réflexion.

Si les poètes du début du 20e siècle se sont rebellés contre les règles du haiku classique (haikai de Bashô et haiku de Shiki), comment aujourd’hui, peut-on différencier un haiku de forme libre (sans règles) d’un poème court ? En d’autres termes, est-ce qu’un poème libre reste un haiku ?

Donne-moi ton avis en commentaire ou par retour de mail.

1.COLLET Hervé, CHENG Wing fun, A la recherche de l’instant perdu, anthologie du haiku, éd. Moundarren, 1991, p.7-8.

Un kigo

Ici, même si pour Santôka le kigo n’est pas obligatoire, on trouve le kigo shigure ou “averse d’automne”. Ce terme ajoute une dimension de solitude liée à cette saison. Ce seul mot donne tout son sens à ce poème si court. On comprends ainsi l’importance du kigo qui permet de faire résonner scène et expérience dans le corps et le cœur du lecteur. Sans le lecteur, ce poème serait un peu nu.

Un mot de césure

Le mot de césure dans ce poème est ka, soit la question. Le poète (et le lecteur) se trouve dans un moment d’incertitude ou l’appel aux souvenirs et à l’imaginaire est fortement sollicité. Ainsi face au doute évoquée par cette scène, chacun se remémore le bruit de la pluie d’automne, amortie par les feuilles mortes, forte de cette odeur terreuse, en comparaison à la tempête d’été si violente et le pluie de printemps si salutaire.

Pour toi, quelle bruit fait la pluie d’automne ?

Alors ?

Et toi, quelle est ton interprétation?

Est-ce que dans tes poèmes tu arrives à suggérer ce genre de scène on es-tu encore trop dans la description?

Pour aller plus loin…

Découvre les poèmes de Santôka avec ce recueil aux éditions Moundarren : Santôka, zen, saké et haïku, 2013.

Pour t’aider avec les kigo et les mots de césure, découvre mes leporello, des outils mini format idéal pour t’accompagner dans ton écriture.

……………………………………………………..

(C) Le Japon avec Andrea, 2023, tous droits réservés.

HAIKU : matcha et rituel d’écriture

Dans cet article, j’avais envie de te partager mon petit moment d’écriture, particulièrement propice quand vient l’automne et ses premières vagues de froids.

En temps normal, j’aime aller me promener et me laisser inspirer par la nature. Exposer son corps aux éléments rends les kigo beaucoup plus concret et permet parfois de “débloquer” l’écriture.

Aujourd’hui je te partage un autre rituel d’écriture que j’aime bien, qui ne nécessite pas cette fois de chausser bottes et cache-nez.

Le rituel

  1. J’aime me fouetter un thé matcha (voir la recette ci-dessous) ou me préparer une boisson chaude qui me fait du bien, m’installer confortablement sous un plaid ou à la fenêtre près du radiateur et sortir mon cahier dédié au haiku.
  2. Je choisis un kigo qui me plaît, m’inspire, me questionne ou me semble propice à l’écriture à ce moment précis.
  3. Je fais une liste de mots et d’émotions que m’évoque ce kigo. J’essaye d’ouvrir mon champ lexical et de me laisser surprendre.
  4. Je laisse le ou les poèmes venir à moi, tranquillement, sans pression.
  5. Tout en finissant mon matcha, je prends le temps de me détacher du/des poèmes écrits. C’est peut-être l’occasion de lire un ou deux haiku de mon auteur préféré ou de regarder par la fenêtre les jeux colorés de l’automne.
  6. Je prends ensuite le temps de relire mon/mes haiku (ça peut être plusieurs jours plus tard, donnant lieu à un nouveau moment de thé).

Les points à vérifier:

  • la métrique 5-7-5
  • 1 seul kigo
  • 1 seule émotion
  • pas de répétitions (de sons, de sens,…)
  • pas de rimes
  • est-ce qu’il y a de la place pour ton lecteur ?

Si un ou des points ne sont pas respecter ou me posent problème, je retravaille le poème ou j’en écris un nouveau.

Ce travail d’écriture est vraiment important et me permet de mieux me connecter à ma sensibilité et aux vibrations de la saison en cours. Je me sens ancrée dans le moment présent et quand je reviens sur ces poèmes plus tard, ils me satisfont et je me sens validée dans mon écriture.

Si je ne fais pas ce travail, par la suite je suis souvent déçue par mes poèmes car je réalise après coup qu’ils sont vides de sens ou redondant et qu’ils ne transmettent pas l’émotion ou le “tableau” que j’avais envie de partager.

Tu veux un exemple ?

Premier jet

sourire fugace

les doigts du vent

à la surface de l’eau

-> pas de kigo, trop descriptif, pas d’émotion

Version après travail

sourire fugace

dansant au vent d’automne

nos ombres mêlées

-> plus d’espace et de zones d’interprétation pour le lecteur.

Si tu veux découvrir toutes les étapes de travail d’un poème à l’autre, rejoins “Haiku : la boîte à outils”. J’y ai posté une vidéo où je détaille tout le processus.

Est-ce que toi aussi tu retravailles tes haiku ou préfères-tu les laisser tels quels ? Est-ce que tu aimes relire tes anciens poèmes ? J’ai hâte de te lire.

Recette du matcha

Matériel nécessaire:

  • un bol chawan ou bol à thé. Peut être remplacé par un bol d’environ 15cm de diamètre à fond assez plat.
  • une cuillère chashaku, longue cuillère en bois qui sert à mesurer le matcha (peut être remplacé par une cuillère à café)
  • un fouet chasen, fouet en bambou spécifique à la préparation du thé matcha, ou un petit fouet de cuisine.

Ingrédients (pour un thé léger usucha)

  • 2 cuillères chashaku (env. 1 c.c) de poudre de thé matcha
  • 160 ml d’eau à 80 C°
  • un wagashi de saison (pâtisserie traditionnelle japonaise) ou un morceau de takuan (pâte de haricot rouge sucré en barre) facile à trouver dans les magasins d’alimentation japonaise. Peut être remplacé par une petite pâtisserie occidentale.

Préparation du thé

  1. Faire chauffer l’eau jusqu’à frémissement (ne pas faire bouillir l’eau).
  2. Verser 2 cuillères chashaku de poudre de thé dans le bol.
  3. Verser environ 160 ml d’eau frémissante sur le thé et fouetter délicatement avec le chasen (ou le fouet de cuisine).
  4. Manger la pâtisserie japonaise AVANT de boire le thé. La douceur du wagashi va contrebalancer l’amertume du matcha et sublimer ton expérience.

Enjoy!

(c) Le Japon avec Andrea, 2023.

La roue des kigo d’été

Bon, ok , c’est toujours pas une roue, mais l’essentiel est là!

Tu es en panne d’inspiration?

Tu n’arrives pas à choisir un kigo ?

Tu veux un peu de fun dans ta vie ?

Bam, voilà une petite joie à ajouter à ta liste aujourd’hui!

Mode d’emploi

Fais une capture d’écran (ou une photo avec ton téléphone si tu ne sais pas ce qu’est une capture d’écran…) de ma petite animation ci-dessous pour découvrir le kigo à utiliser aujourd’hui !

L’idée te plait?

Découvre ma boite à outils spécial écriture de haiku!

Le principe?

Des jeux, des défis, des explications et des exercices concrets pour réellement comprendre et intégrer les notions recherchées dans tout bon haiku qui se respecte (dixit Bashô) :

  • des kigo efficaces
  • les mots de césures
  • la recherche de la simplicité
  • la maîtrise de la suggestion (au détriment de la description)
  • la légèreté
  • l’humour
  • la confrontation de l’immuable et de l’éphémère
  • etc.

Une fois que tu t’es procuré la boite à outils, tu y auras accès indéfiniment ainsi qu’à toutes les mises à jours (et nouveautés).

Infos et inscription ici !

Haiku décortiqué #3 : Matsuo Bashô

Pour ce nouvel “haiku décortiqué”, je t’invite à découvrir un haiku d’été de Matsuo Bashô (1644-1694).

Petite récapitulation de ce qu’on attend d’un haiku classique:

  • la métrique 5-7-5, qui donne au haiku classique tout son sens et rend le poème réutilisable dans différentes situations (renga).
  • 1 kigo ou mot de saison qui pose un décor, provoque des images et des sensations dans l’imaginaire du lecteur
  • 1 mot de césure qui viendra donner de la profondeur au poème en suggérant une émotion plus ou moins intense.

L’analyse en image:

La métrique 5-7-5

Si ici le poème entier fait bien 17 syllabes, la métrique 5-7-5 est un peu bousculée en français… (en japonais elle est bien présente).”Le chant des cigales” est une ligne en 5+ (5 syllabes + 1 e muet) et la troisième ligne est de 4 syllabes.

Étant une traduction et non un de mes poèmes, j’ai choisi de privilégier le sens japonais et de ne pas ajouter un adjectif qui compléterait la métrique. Pourquoi? Parce que Bashô n’a pas préciser la nature de son silence. Est-ce que c’est un silence doux? profond? salvateur? étonnant? Mystère. En traduction, choisir d’ajouter un adjectif ou un mot risque de donner une autre intension au poème que celle initialement voulue par Bashô. Risque que je n’ai pas voulu prendre!

En japonais, une des raisons pour lesquelles la métrique 5-7-5 est tellement utilisée en littérature, est qu’elle est naturellement présente dans la langue japonaise. Des expressions et locutions courantes utilisent cette métrique et comme on le voit bien ici, shi-zu-ka-ya, pas besoin de fioriture.

En français bien sûr, c’est un peu différent. Donc si pour combler le nombre de syllabes tu choisis de mettre un adjectif, voici quelques questions à te poser :

  • Qu’est-ce que ce mot va apporter à ton poème ?
  • Est-ce que tu as déjà mis 3 autres adjectifs ?
  • Est-ce qu’il y a répétition ?
  • Est-ce que cet adjectif supporte le sens général de ton poème ou est-ce qu’il amène de la confusion ?
  • Est-il vraiment utile au niveau du sens ?
  • Comment faire pour le rendre utile ?

Un kigo

Ici le chant des cigale, élément incontournable des étés à la campagne. Il s’agit d’un kigo très efficace car si tu as déjà passé un été dans le sud ou près des champs, tu sais ce qu’il implique: chaleur, soleil, silence lourd de la sieste, bruit de fond incessant, etc. Pour chaque lecteur, l’effet sera différent. Ce qui est certain, c’est qu’une panoplie de sensations et d’émotions vont surgir du fond de chaque mémoire pour rendre ce kigo tangible et donner une dimension sonore et vivante à ce poème.

Un mot de césure

Ici le mot de césure en japonais est ya, qui donne une nuance de surprise, d’étonnement et d’admiration. Si kana marque plutôt l’emphase, ya marque la surprise suivie de l’admiration face à l’élément qui le précède, ici le calme, la tranquillité, le silence (shizukasa).

Attention, il y a autant d’interprétation que de lecteur! Par exemple, est-ce que chant des cigales est tellement présent qu’on finit par ne plus l’entendre? est-ce que le chant des cigales fait partie intégrante du “tableau” de l’été et confère à ce temps estival son rythme calme? est-ce qu’au contraire, parce que l’auteur est dans la montagne le chant des cigales est littéralement absorbé par la roche? Tout est possible.

Alors ?

Et toi, quelle est ton interprétation?

Est-ce que ce genre d’analyse poussée t’aide, te questionne, te confond en perplexité ? N’hésite pas à partager tes ressentis avec moi.

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(C) Le Japon avec Andrea, 2023, tous droits réservés.

Le livre du mois- juin 2023

Japon, L’archipel aux 72 saisons

Zoé Jégu

La division de l’année en 24 saisons est relativement répandue auprès du grand public. A la télévision, les bulletins météo y font régulièrement allusion et certaines marques n’hésitent pas à en faire un argument marketing.

Les 72 micro-saisons, en revanche, ne sont connues que par les personnes qui s’intéressent de près à l’ancien calendrier. C’est notamment le cas des haïkistes qu choisissent avec précaution les expressions saisonnières (kigo 季語) pour leurs poèmes.*

Shôman (小満) : La petite abondance, à partir du 21 mai

La vie sous toutes ses formes commence à foisonner : la végétation devient luxuriante, les insectes volettent dans les airs, les fleurs s’épanouissent, les fruits mûrissent… Toute la création est parcourue d’une énergie de croissance et de vitalité. […] **

Si tu aimes écrire des haiku ou en lire ou simplement suivre les changements de saison dans leur microcosme, ce livre est fait pour toi ! Simple, clair, avec des explications fouillées et de magnifiques illustrations, ce livre est à feuilleter au fil des saisons ou à étudier consciencieusement. Entre fêtes traditionnelles, coutumes populaires et activités humaines, prépare-toi à un véritable voyage au Japon sans bouger de ton canapé.

Au plaisir de lire tes commentaires!

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*JEGU Zoé, Japon, L’archipel aux 72 saisons, éd. Sully, 2023, p.15.

** Ibid, p.60.

Haiku : ma sélection de livres

Voici une petite vidéo décontractée en cette fin d’année pour te partager mes go to dès qu’il s’agit de livres autour du haiku.

Si tu me suis depuis un moment, certains ouvrages ne te surprendront pas… pour les autres c’est cadeau!

Je précise que dans le domaine des livres sur le thème du haiku il y en a pour tous les goûts et ici je te partage mes coups de cœur ainsi que les atouts et les inconvénients de chaque édition à mon sens.

Personnellement, je suis assez critique car j’écris des haiku, donc au-delà du plaisir de la lecture ce sont aussi des outils de travail. Dans la même idée, j’aime la langue japonaise (que je parle) donc pouvoir lire les haiku grâce à une transcription sans avoir besoin de chercher les kanji non simplifiés ou calligraphiés est un plus…

Bref, selon tes goûts et tes besoins, tu sauras trouver les ouvrages qui résonnent en toi… ou pas.

Si tu as déjà une bibliothèque personnelle full de livre sur le haiku, n’hésite pas à partager en commentaire ta liste de favoris. Et si tu est novice, vas te perdre dans les rayons de la bibliothèque côté littérature japonaise ou poésie ou encore dans ta librairie préférée et fais ta propre sélection!

J’ai hâte de découvrir tes goûts en matière d’édition poétique \\ (^ – ^) //

Bibliographie complète (par ordre d’apparition) :

  • CHENG Win fun & COLLET Hervé (trad. du japonais par), On se les gèle! haikus d’hiver, éditions Moundarren, 1990.
  • CHENG Win fun & COLLET Hervé (trad. du japonais par), Ah! le printemps, le printemps ah!, ah! le printemps, haikus de printemps, éditions Moundarren, 1991.
  • KERVERN Alain, Grand Almanach Poésie Japonais, éditions Folle Avoine, 1992. 5 volumes:
    • Livre I, Matin de neige, le Nouvel An
    • Livre II, Le réveil de la loutre, le printemps
    • Livre III, La tisserande et le bouvier, l’été
    • Livre IV, A l’ouest blanchit la lune, l’automne
    • Livre V, Le vent du nord, l’hiver
  • CHIPOT Dominique, KEMMOKU Makoto (trad. et prés. par), L’intégrale des haïkus: Bashô, seigneur ermite, éd. Points, 2014.
  • CHIPOT Dominique, KEMMOKU Makoto (trad. et prés. par), Anthologie, du rouge aux lèvres, Haijin japonaises, éd. La Table ronde, 2008.
  • MABESOONE Seegan (choisis, présentés et traduits par), IKEDA Mitsuru (haiga), Kobayashi Issa, Haïkus satiriques, éditions Pippa, 2015.
  • TREVISAN Elisabetta (sélection des textes et choix iconographique), Haiku: Les paysages de Hokusai, éditions du Seuil, 2017.
  • TREVISAN Elisabetta (sélection des textes et choix iconographique), Haiku: Pensées de femmes, éditions du Seuil, 2018.

Si tu aimes les haiku et que tu veux apprendre à en écrire, inscris-toi à ma newsletter bimensuelle dédiée au haiku et à la littérature japonaise.

Quiz Haiku #1

Pour s’amuser un peu est varier mes publications instagram sur le thème du haiku, je t’ai proposé un petit quiz.

Voici un de mes haiku, à toi de choisir qu’elle 3e ligne est la plus appropriée?
….
sous la bouillotte
je compte mes cheveux blancs


A. et le temps file…
B. dans un bâillement
C. poussière de vie

….

Quelle réponse as-tu choisie ?

Voici mon retour en vidéo (7 minutes).

Bisous